Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 27 novembre 2014

Je vais te dire.

Quand on a passé la journée à jouer avec ses petits élèves à 
"Dans le pré s'en va le train 
tout chargé de sacs de grains 
accroche-toi derrière moi 
et tiens-toi des deux mains"

eh ben c'est bien de penser que





ah non pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire
(éloigne ta mère si c'est pas déjà trop tard)



je reprends: c'est bien de penser

 qu'on n'est pas seule.
(Euh, Mads partage vraiment ma vie, là, non?)

mardi 25 novembre 2014

Je me répète.

A la maternelle, aux parents aussi il faut pas mal répéter la même chose, je vous ferais dire:




(Et non, une boîte de brie c'est pas une boîte camembert, bon sang).

Post scrotum -qui n'a rien à voir avec Mads-: il fut un temps -ancien- où je me régalais, hum, des blagues à Toto de Brisefer, aujourd'hui il a changé de catégorie, il ne blague plus avec moi mais avec son père, et je serais bien en peine de vous dire pourquoi ils se marrent Quand une fonction exponentielle et une fonction logarithme vont au resto et que la logarithme se barre toujours à la fin sans payer l'addition.

lundi 24 novembre 2014

Aujourd'hui je mords.

Aujourd'hui, j'ai suggéré à une maman, -moui moui, celle qui espère que son enfant n'est pas trop surdoué parce que ça l'embêterait quand même-, qu'en même temps qu'enseigner à son fils de quatre ans à compter jusqu'à un milliard quarante deux et à nommer les couleurs en anglais elle pourrait lui apprendre à mettre son manteau tout seul. Carrément.
C'est tout pour aujourd'hui et bien le bonjour chez vous.

vendredi 21 novembre 2014

Heureusement que.

Je pensais faire un petit billet vite fait pour vous annoncer que le plus dur de ma semaine bien pourrie était fait, mais comme il s'avère qu'elle va se prolonger jusqu'à mardi soir au moins, du coup je ne sais plus quoi vous dire, c'est bêêête, hein.

dimanche 16 novembre 2014

En tas, pas trié, pas bien rangé, sans queue ni tête (de tigre), et en mode mauvaise humeur pour couronner le tout, misèère.

Dans la ville où je travaille et où je vis, par conséquent où je paye mes impôts, on allume traditionnellement  le chauffage dans les collectivités, du plusse petit au plusse grand. Quand les ATSEMs annoncent que C'est bon, ils allument dans les crèches, on sait qu'on aura du chauffage dans les jours qui viennent en maternelle, (les élémentaires attendront encore un peu) (mais on s'en fout). 
Bref, on allume pour tout le monde à peu près en même temps, et une fois que c'est allumé, je peux te dire qu'on n'éteint plus. (en vérité, si, je crois, quelques jours pendant les vacances, après les jours de ménage). On n'éteint plus, on ne touche plus à rien, même s' il se remet à faire doux dehors.
Dans ma classe qui doit faire à la louche 50 m2, j'ai deux gros radiateurs en fonte que tu peux pas les toucher sinon tu te brûles au vingtquatrième degré. Sans thermostat. Sans aucun moyen de règler la température dans la classe. Ça, c'est le rôle de la sonde. La sonde se trouve dans la partie ancienne de l'école où il fait toujours froid, chauffage ou pas. Je suis dans la partie "récente" de l'école (ceux qui la connaissent apprécieront), et quand je rentre dans ma classe le matin, il fait 35° les bons jours, je te jure.
Je tombe le manteau, l'écharpe, le pull et j'ouvre grand les fenêtres. Qui sont juste au-dessus des radiateurs. J'accueille les petits en débardeur. Au bout de dix minutes, on se pèle grave on referme et c'est les sunlights des tropiques à nouveau. Je passe ma journée à ouvrir et refermer les fenêtres, je m'amuse j'adore. Et je suis contente de penser au moment de remplir mon chèque qu'une partie de mes impôts locaux part par les fenêtres ouvertes au-dessus des radiateurs chauffés à bloc.

C'est dingue ça, pendant deux jours on nous cause du tigre en liberté -qui paraît-il n'en serait pas un finalement mais qu'est ce que ça peut bien être, si ça se trouve c'est juste le chat de mémé Claudette qui fait de la bedaine-  et puis plus rien, silence radio. Je veux savoir la suite, moi.  [Aurait-il été capturé, le pauvre, et je n'en aurais rien su?]
"le problème, c'est quand il va avoir faim" a prévenu un dresseur. Je suis bien d'accord que c'est là que ça va devenir rigolo. Bon sang mais quand est-ce qu'il va avoir faim, ce tigre, qu'on rigole?

Quand tu viens enfin de trouver une place où te garer dans un quartier trèèès encombré (sa mère), que tu t'apprêtes à faire un créneau dans les règles et que la bagnole de derrière vient te coller proprement au derrière, suivie immédiatement de dix autres -c'est plus la peine d'espérer quoi que ce soit et c'est reparti pour un tour, regarde bien son conducteur dans les yeux avant de l'honorer de ton plus beau doigt d'honneur, surtout si c'est la prof de svt comme ta fille mortifiée vient de t'en informer, conseil d'amie.

Et sinon: prêt à m'aider à supporter cette semaine d.e  m.e.r.d.e qui s'annonce, Mads?





mardi 11 novembre 2014

Tatétongs.

Début septembre: "URGENT. Merci de bien vouloir fournir à votre enfant une paire de chaussons tenant bien aux pieds et souples pour les activités motrices dans le préau et pour ne pas salir la classe  les jours de pluie".

10 novembre: les chaussons d'E. sont enfin arrivés:

J'en ai vu passer des chaussons pas homologués, pourtant, tu peux me croire
genre les bonnes vieilles charentaises à carreaux, par exemple
mais les tongs, jamais encore, hein.
( la gamine était ravie, 
elle avait même tombé les chaussettes,
 pour être tout à fait à l'aise dans ses tongs pendant la gymnastique.)


dimanche 9 novembre 2014

Le monde très curieux de l'adoleschiance.*

* ce billet pourrait bien être le premier d'une longue série, m'est avis.


Ce qui est curieux avec ton adoleschiante quand tu en tiens une bonne et tu peux me croire j'ai tiré le ticket d'or, -t'ai-je déjà dit combien pire est l'adoleschiante, toi qui te plains de ton adoleschiant?- c'est que tu ne peux (plus) rien lui dire.
Parce qu'elle ne t'écoute pas: elle fait autre chose quand tu lui causes ou elle a bien semblé t'écouter pour une fois mais elle a fait le contraire de ce que tu attendais. Ou elle te dit que C'est booon pas besoin de me le dire, mais te prouve pas plus tard que très peu de temps après que tu avais bien raison de le lui dire. S'en aperçoit aussi, mais préfère mourir plutôt que de le reconnaître.
Mais elle tire une tête tellement peu avenante que tu n'as pas trop envie de parler avec elle de toute façon. Appelons ça La tronche, tiens. Ton adoleschiante fait La Tronche, partout tout le temps. Sauf avec ses copines.
Quand tu te risques à causer à La Tronche, elle te fait vite sentir que ce que tu dis est vraiment con (en levant les yeux au ciel ou en ricanant doucement). Parce qu'elle tient toujours mais alors toujours de chez t o u j o u r s à avoir le dernier mot. Tu lui dis genre un brin désabusée: - (...) Qu'est-ce que tu veux que je te dise? tu veux toujours  avoir raison...!" qu'elle te répond au quart de tour, montant sur ses grands chevaux, huuurlant de sa voix de tête: "Mais j'ai raison de vouloir toujours avoir raison, vu que j'ai raison !!!"
Tu vois.

Il y a autre chose que je trouve curieux pour te dire, c'est que ton adoleschiante ne laisse aucun doute sur le fait qu'elle te trouve vieille, grosse et mal fagotée, mais qu'elle n'hésite pas à piquer sans vergogne des trucs parmi ta pourtant si vilaine garde robe. Sans jamais te demander ton avis, tu penses. Sans les remettre ensuite à leur place, tu penses aussi.

Ce qui est parfaitement curieux également c'est que l'adoleschiante tire La Tronche de dimanche sans fromage chaque seconde que dieu fait devant ses parents, mais qu'elle chantonne sous la douche. Pendant des heures. Et glousse et rit à glotte déployée avec ses copines au téléphone. Pendant des heures également. Fait étrange, maintenant que j'y pense, l'adoleschiante passe sa vie avec son téléphone entre les mains, mais quand tu as quelque chose d'importissime à lui dire, tu tombes sys-té-ma-ti-que-ment ment sur la messagerie.
Ton adoleschiante, donc, réserve sa Tronche pour la maison, et tout particulièrement à sa mère, d'ailleurs. Elle est aimable souriante et gaie en société, si bien que ton entourage croit que tu mythonnexagères à mort quand tu parles de ta fille et te dit que tu ne sais pas l'apprécier à sa juste valeur. Ben tiens.

(Mères de toutes les ados de (même pas encore) quinze ans, unissons-nous. )
(quand je pense que je me plaignais de mon fils, alors qu'il y a pas plus mignon, en fait.)
( je peux être sûre que dès que Bellzouzou l'aïeule aura lu ce billet elle va me téléphoner pour me demander si A part ça, ça va, Minipuce??)( mais ça vaaa, maman, on ne l'a pas encore passée par la fenêtre.)


mercredi 5 novembre 2014

un tag, tiens.

Il y a quelque temps, j'ai été taguée par Madame épicerie fine. Il faut répondre à des questions. Va savoir pourquoi il y en a 11. Va savoir quel lien les unit. Va savoir quel intérêt il y a à y répondre. Ah si: quand on a la désinspirationnïte aiguë, c'est bien pratique, allez.

1 - Est-ce-que ça t'arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t'en fous parce que personne n'est au courant ? 
Jamais, sauf à Venise. Je suis distinguée jusqu'au fin fond de la tatane.

2 - Quels sont tes prénoms, les deux ou trois ? En es-tu contente ? Pourquoi tu t'appelles comme tu t'appelles ?
Jamais de la vie je les dis. Ils sont moches. Je ne me suis jamais sentie bien dans mon prénom, que d'après la légende Bellzouzou l'aïeule a choisi parce qu'elle aimait un célèbre dramaturge du XVIII ème siècle. (Démerde-toi avec ça.) (on se demande bien pourquoi Bellzouzou l'aïeul n'a pas donné son avis sur ce coup-là) (J'ai moi aussi donné à chacun de mes enfants un prénom célèbre de la littérature, mais un *beau* prénom, tu la vois, la différence, maman?)(même pas sur mon lit de mort, je te pardonne.)
Comme un malheur n'arrive jamais seul, mon prénom étant moche il est également rare, et je peux compter sur les doigts d'une seule main les filles le portant aussi que j'ai rencontrées dans ma vie. J'éprouve toujours beaucoup de compassion pour les enfants dont les parents ont recherché l'originalité à tout prix.
Je mesure à l'instant combien de séances chez Tonton Sigmund il m'aurait fallu pour discuter de ce problème de prénom, hein.
Heu-reu-se-ment, j'ai de l'avis de tous un nom de famille somptueux, cadeau de l'Ours (d'ici à dire que je ne l'ai épousé que pour pouvoir porter son nom il n'y a qu'un pas.) ( Ça sonne vachement mieux que Clooney, d'ailleurs, ma chère Amal, soit dit en passant).

3 - Raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur ?
Vivre le présent m'occupe déjà bien assez, vois-tu, surtout avec le prénom que j'ai.

4 - Elle est comment ta culotte pref' de pref'?
Super moche te dira l'Ours, mais lui c'est pas mieux.

5 - Qu'est-ce-que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille) ? Que voudrais-tu, au contraire, y améliorer?
(Qui a dit que j'adorais mes amis et ma famille?)
J'adore ma journée libérée dans la semaine. Et si on pouvait m'en donner deux, ça serait encore mieux.

6 - Que veux-tu comme cadeau pour Noël ?

Il va falloir que j'y reufleuchisse, mais offre-moi déjà du chocolat, tu es sûr de ne pas te tromper.

7 - Quel âge as-tu le sentiment d'avoir ?
Le mien. je suis née depuis des siècles et je ne mourrai jamais.

8 - Dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse ?
dans une salle de classe (maîtresse un jour, maîtresse toujours). ou bien alors c'était dans un rêve (poète un jour, poète toujours).

9 - Tu es plutôt thé, café ou chocolat au p'tit dej' ? (ou autre chose !)
thé au citron. (ou autre chose !)

10 - Montre-nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver.

Londres ne m'a pas vraiment fait rêver, mais je me souviendrai longtemps de cette longue balade sur la Tamise.

11 - Quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres ?
Les Pitous. Ils me manquent. J'aimais beaucoup les nouvelles du blog de Ron l'infirmier dans les temps anciens, aussi. Et puis la Névros', oeuf corse.
(Ces flemmasses, je vous jure.)

lundi 3 novembre 2014


Il fut un temps où je pouvais être sûre de déclarer une infection urinaire, une conjonctivite ou une gale aux dents à partir du moment où ma belle mère annonçait sa venue chez nous.
Aujourd'hui, je somatise beaucoup moins, mais j'actemanque pas mal. Partir à l'école un jour de rentrée sans mon cartable, ce genre, tu vois.

dimanche 2 novembre 2014

MaïtriptouLondon


MaïtriptouLondon, c'était chouette.

Ça faisait quelque chose comme presque 30 ans que je n'y avais pas mis les pieds, 
ah oui quand même, hein.

La seule chose dont je me souvenais bien, c'était m'être bien faiche au British Museum 
avec Bellzouzou l'aïeule qui tenait absolument à m'ouvrir à la beauté des antiquités grecques.
Je me suis vengée en montrant les empereurs romains à mes filles, y a pas de raison.


 Ce que j'avais oublié, mais qui m'est très vite revenu en mémoire, c'est le bruit, la foule, les bagnoles. (C'est moi ou les Londoniens vivent encore impunément le tout-bagnole, partout, tout le temps?)



J'ai pu constater combien l'adoleschiante est pénibeule en voyage, 
(sauf au moment exact où léchant les vitrines tu dois sortir les livres sterling de ta poche
elle devient charmante
-de façon très éphémère, néanmoins.-)
A part ça, j'ai rapporté du thé et des petits gâteaux en quantité (g)astronomique,
mais ça, tu t'en doutes.

Et euh, sinon demain c'est la qoâ, déjà?? (mais j'ai décidé de n'y penser que demain matin en me levant, pas avant).

[ jeu-concours du billet précédent, - il y a un siècle, je sais- : numéro 9, elle a dit, la Puceminus, -évite le numéro huit, ça fait convenu, ma fille,  je lui ai dit.-
 (Sopair, tu sais ce qui te reste à faire).]