vendredi 21 avril 2006

vous êtes tranquilles pour une bonne semaine.

Et moi aussi, tiens.


(J'ai pas trouvé d'autruche dévalant les pistes, mais vous pouvez vous faire une idée tout seuls, non?)

9 heures de voiture au bas mot.
J'appréhende grave. Très. Mais bon, j'ai tout prévu, j'ai sous la main, prêts à servir aux enfants, (outre de l'aspirine 3000 pour moi):
- l'intégrale de Brassens (compter les gros mots devrait occuper longuement M. Brisefer)
- du scotch pour langues pendues et de la super glu pour fesses remuantes
- de puissants somnifères (si ça ne suffit pas)
- un marteau à assommer les nains (si ça dégénère)
- de la mort-aux-rats (en toute dernière extrémité rassurez-vous)
Pour le reste, je vous laisse un petit devoir de vacances (si si j'y tiens, on ne discute pas), allez, ce sera vite fait, après vous serez débarrassés et vous pourrez aller jouer: laissez moi un petit message, ça me fera bien plaisir quand je rentrerai (si je rentre, hein).
C'est d'accord?

OUI maîtresse, on dit.

jeudi 20 avril 2006

objet transitionnel ( waaaah! je m'impressionne myself)

Les doudous de mes enfants sont uniques et irremplaçables.
Ce sont tous des personnages très importants qui font partie intégrante de la famille. Nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux. Nous les révérons comme les 8 ème, 9 ème et 10 ème merveilles du monde. Nous prions chaque jour Saint Antoine de Padoue, le Saint des objets perdus, pour ne pas les perdre, justement.
Chez nous, les doudous sont rois.
J'ai moi même donné mon coeur jusqu'à un âge assez avancé à une espèce de vieille chaussette noire nommée Gugu (et non Eddy Mitchell, hihi c'qu'on rigole) et qui ressemblait à un chat au départ, il paraît.
Je ne dirai pas jusqu'à quel âge il a dormi dans mon lit (j'suis pudique moi), mais sachez que c'est un nombre à deux chiffres. Allez, une dizaine et plusieurs unités (j'aime le parler- maîtresse). Et on arrête de ricaner comme la mouette rieuse siouplait- merci- bien.
Voici donc, en exclusivité chez Bellzouzou, les participants à "je suis un objet transitionnel, sortez moi de là".

L'objet transitionnel de M. brisefer:


J'ai eu du mal à mettre la main dessus car Brisefer en a honte et l'a renié. Je vous présente "pin" (le 1er mot de mon fils, qui servait aussi à réclamer du pain, pratique, hein?), puis "apin" puis définitivement "lapin", 9 ans tout ronds. Très aimé durant la prime enfance, mais abandonné comme un pouilleux vers l'âge de 3 ans, quand Minipuce a fait son apparition. Je pense que Brisefer a tout de suite compris l'avantage de martyriser une petite soeur de chair et d'os plutôt qu'une peluche, eût-elle de grandes oreilles.

Vous remarquerez aussi que lapin n'a pas été disséqué par M. brisefer (qui doit son surnom à une très fâcheuse tendance à vouloir connaître absolument l'intérieur des choses et à tout démonter) ce qui est un insigne honneur et la preuve de son inestimable valeur.

L'objet transitionnel de Minipuce:

Voici Nouki (qui fut d'abord "ki"). Ou ce qu'il en reste. Sa jolie culotte rouge n'est pas d'origine, elle lui fut rajoutée très précautionneusement par une grand-mère bienveillante qui depuis a jeté l'éponge et s'écrie d'un ton désespéré chaque fois qu'elle le voit: "ah, Minipuce, j'peux plus rien faire pour lui, maintenant!" comme si c'était la fin du monde.

Minipuce dit qu'il sert à chasser les monstres la nuit. Hi hi, elle n'a pas réalisé que c'était LUI, le monstre!

Elle n'a jamais dormi sans lui (pas une seule fois, entendons-nous bien). Un jour que nous étions au rock, il n'y a pas si longtemps, elle a fait à l'heure du coucher une colère de tous les diables à la babysitter qui ne le trouvait pas et a dû -la pauvre-retourner terrorisée toute la maison pour le chercher. Minipuce a refusé tout net l'idée d'essayer de s'endormir sans lui (ou pire: avec un autre doudou). Evidemment, moi je l'ai retrouvée tout de suite, c'te sale bestiole, mais ça c'est une autre histoire.

Une autre fois, aux urgences, alors que voyant minipuce vomir tripes et boyaux depuis plusieurs heures, l'interne lui déclarait diplomatiquement: "minipuce, je crois que nous allons te préparer un lit en pédiatrie pour que tu dormes ici cette nuit...", je vis ma fille bondir littéralement sur ses pieds, se rouler par terre comme une folle furieuse, et hurler rouge de rage et scandalisée : "dormir ici??? aaaaah ça non, j'ai pas mon Nouki !!!! L'interne, tout penaud et visiblement dans ses petits souliers, lui déclara alors que bon, elle avait l'air tout à fait guérie et qu'elle pouvait rentrer chez elle tout de suite (véridique!)


L'objet transitionnel de Puceminus:

Et voilà Titou.

Il est encore tout beau tout frais et rasé de près (mais ça ne durera pas, je le dis d'expérience).

Ma petite dernière étant aussi sentimentale que sa soeur, impossible de la séparer plus d'un quart d'heure de sa chère bestiole sans entendre une petite voix suraigüe "ouuuuù titouuuuuuu???" Même en pleine nuit (plusieurs fois dans la nuit quand elle est en forme) si le titou s'en va un peu voir du pays à l'autre coin du lit, on est réveillés par des gémissements plaintifs à fendre le coeur, "ouuuuù titouououou....", et il nous faut aller tâtonner dare dare dans le noir pour pouvoir le lui remettre dans les bras (parfois, on entend un petit "erci " tout ensommeillé. Y a vraiment pas de quoi, mon trésor. Rendors toi vite, toi.)

C'est tout un art (ou un sport de très haut niveau) de laver la bête, il s'agit de bien calculer son coup ni vu ni connu pour ne pas se faire prendre (puceminus a vite flairé l'embrouille). Titou a donc une hygiène corporelle plus que douteuse (et encore, je pèse mes mots); à force de se l'entendre dire, Puceminus a bien retenu qu'il ne sentait pas la rose. Je le sais puisque pas plus tard qu'à l'instant, elle me l'a mis sous le nez affectueusement en me disant que "y pue titou." Comme ça m'a immanquablement donné un haut-le-coeur, elle est allée le cacher vite fait, de peur que je ne fasse tourner une machine exprès pour lui. Et comme je parie qu'elle a déjà oublié où elle l'a caché, Saint Antoine, d'ici 5 minutes, ça va être ta fête.

Ah, moi j'dis: fini le politiquement correct! Parlons peu mais parlons vrai! Les doudous, ninnins, titis, pinpins, et autres surnoms ridicules nous courent grave sur le haricot! La dictature de ces p***** d'objets transitionnels a assez duré! Révoltons nous! Les doudous au feu et les nains au milieu!

Ah! saletés de bestioles miteuses et puantes! J'vous jure que le jour où je pourrai enfin vous jeter à la poubelle (au fait, les éboueurs les accepteront-ils dans leur camion? si ça se trouve, en plus, faudra que j'aille jusqu'à la déchetterie, pinaise) je sablerai ma victoire au champomy.


mercredi 19 avril 2006

amour amour, je t'aime tant.

Le tirouquin de Tirui est amoureux hi hi, c'est beau l'amour moi j'dis.
Figurez-vous que ma minipuce aussi est amoureuse. Et plutôt trois fois qu'une.


Je ne voulais pas avoir l'air d'intervenir dans ses amours, mais ça me semblait un peu tiré par les plumes cette histoire, je lui ai quand même demandé des explications.
"Ben T. c'est mon amoureux pour de vrai, et J.et M. c'est mes amoureux de rechange."

Comme ti veux ti choises, ma fille.

mardi 18 avril 2006

mon ours version trash

Ne vous fiez pas aux apparences, elles sont trompeuses.
Mon ours est un homme très séduisant. Si si.
Son armoire regorge de tenues élégantes ultra smart: pulls en cachemire, chemises de soie, cravates brodées de fil d'argent, mocassins en peau de croco vernie, dessous affriolants et strings very sexy (humm..je m'égare). La grande classe, quoi.

Mais mon ours a quelques manies qui se marient fort mal avec le Chic et l'Elégance et c'est fort dommage.

Car ce que mon ours aime par dessus tout, figurez-vous, c'est son confort. Il aime se sentir à l'aise, Blaise. Alors, à la maison, il met ses tenues "de tous les jours", hein, ses vieilles nippes, ses oripeaux, ses hardes moisies dont même le clodo le plus nécessiteux ne voudrait pas pour aller faire les poubelles (je le sais, je les lui ai proposées un jour de grand désespoir, il m'a ri au nez). Exemple:

Tout le charme est dans les finitions, vous en conviendrez.

Au Grand Chic de Paris. Qui dit mieux? Pas mal, hein?

Autre chose: mon ours déteste se coiffer. Et ça aussi, ça craint du boudin.

Son dernier coup de brosse a dû lui être infligé par sa mère vers l'âge de 10 ans, ce qui fait un certain nombre d'année vous pensez, et il n'a pas croisé le chemin d'un peigne depuis.

Pour ne rien arranger, mon ours est un grand nageur qui a besoin de ses 100 longueurs tri-hebdomadaires.

Absence de brossage + chlore + dégarniture partielle due à l'âge =

Visez un peu la tignasse. Grave. De temps en temps, je suis obligée d'attraper la tondeuse pour raser la misère. Pire que du crin de sanglier moi j'dis. Il hurle alors comme un putois que je lui fais mal (pardi, avec c'te crinière pleine de noeuds), à tel point que je prends bien soin d'envoyer les enfants chez ma mère avant la tonte pour leur épargner le spectacle du supplice.

Pour finir, mon ours est un grand bricoleur; il s'active, il a toujours quelque chose à faire et la tenue appropriée pour le faire (chaque chose avec une tenue et une tenue pour chaque chose). Maniaque avec ça.

-La tenue à poncer le plafond:


Fonctionnelle en tous cas.

-La tenue à passer le kärcher (euh, aucune sympathie pour le petit nabot qui veut être Président à la place du Président, attention):

Les cinéphiles ayant vu l'inoubliable "souviens toi, l'été dernier" auront tout de suite reconnu le très effrayant et cruel tueur en ciré vert et à la main crochetée qui surgissait dans la nuit. C'était LUI, on peut vous le dire maintenant que vous êtes grands.

Mais ce qu'il faut que vous sachiez (et je dis ça en toute modestie, hein), c'est que mon ours est malgré tout le plus bel homme du monde. Et je pèse mes mots.

Il a notamment une paire de fesses comme vous n'en verrez jamais, hihi, et comptez pas sur moi pour la photo. Vous poussez le bouchon un peu loin les zamis. Non mais.

samedi 15 avril 2006

surpriiiiiiiiiiiiise....

Si j'en crois mon xiti, les pauvres hères à la recherche d'informations concernant les yeux de biche sont légion. Je suis soulagée de savoir qu'après avoir atterri désespérés sur mon blog , ils en ressortent l'esprit clair et le coeur léger . Car oui, je connais le coup des yeux de biche, je le pratique et surtout, ça marche!!! La preuve: devinez ce que je tiens précieusement entre les mains depuis hier? Un joli petit appareil photo numérique nananananèreuh....
P.S: Johnny est beau, Johnny est grand, moi, j'aime Johnny, yeah!

vendredi 14 avril 2006

138, ( merci Johnny!)

AAAAAAAAAAAAAAh, vous avez été 138 visiteurs uniques à me rendre visite hier (euh, si ça vous dérange pas,venez plutôt à 200 la prochaine fois, j'aime les comptes ronds). Et 192 visites en tout sur la journée et 300 pages vues sur le blog. J'me sens plus de joie, là.
Bon en même temps, comme j'ai le cerveau sur "on" je me dis que ça doit être parce que j'ai parlé de Johnny, vous croyez pas? C'est pas grave, j'ai bien compris que c'était vendeur, j'vais m'arranger pour le caser un peu plus souvent celui-là, hihi, j'vais remplir mon stade de France à moi vous allez voir.
Mais quand même, ça fait bien plaisir à Bellzouzou, alors continuez comme ça, hein, les gens. Y'a des records à battre.
Et merci.

jeudi 13 avril 2006

let's rock tonight (3)


(suite d'ici et )

Au rock, mon ours et moi, on fait d'une pierre deux coups, on révise le programme de maternelle: on fait travailler nos 5 sens. Oui, tout le programme de moyenne section en accéléré sur une heure et quart.

La vue first:
On change de partenaire sans arrêt, c'est ça qui est bien.
Sous les yeux exorbités façon Tex Avery de mon ours dansent les décolletés et même tout ce qu'il y a dessous, ce qui n'est pas pour lui déplaire, je le sais, bien qu'il fasse l'innocent. Je le connais, avec son air de pas y toucher. Saint- Nitouche, va.
Sous mes yeux à moi (que je me force à garder ouverts pour ne rien vous cacher) ce serait plutôt la gourmette en argent marquée "Guy-Pierre 25/11/44" en argent, l'immonde touffe de poils noirs dépassant de la chemise, les auréoles sous les bras de chemise.

L'odorat of course: Il y a les partenaires parfumées haut de gamme(chanelnumberfive), ou -passe encore- les parfumées au rabais (déo marque repère d'EdouardL), mais pour moi, comme par hasard, ce serait plutôt les parfumés 100%naturel (vouiiiiii, c'est ma vraie sueur que vous sentez là) et les parfumés qui schlinguent leur poids (odeur dromadaire du désert).
Comme on danse de très près et qu'on est des gens civilisés magré tout, on est parfois tenté de faire la conversation. Fatale erreur. Sauf si vous aimez recevoir de plein fouet les postillons de votre cavalier et les relents fétides d'haleine de ragondin.
Quant aux effluves libérées par certains encrassés du côlon, allez, je vous les épargne. C'est bien parce que c'est vous.

Very important, le toucher:
- de mains sales, froides, moites, calleuses, et même parfois poisseuses (oui, oui, ça paraît incroyable mais ça s'est vu).
- de bedaines: au rock, faut accepter le contact, hein, pas moyen de faire autrement, surtout quand le prof prend sa baguette en criant: "serrés, on danse serrés !!!"
- de reins: oui, vous avez bien lu. Au cours de certains mouvements, la cavalière doit effleurer le bas du dos de son cavalier en tournant autour de lui. Il s'agit là d'un acte très sensuel. Sauf que c'est plus souvent boudins de graisse et autres poignées d'amour (ou bien des côtes saillantes, c'est selon) que je tâtonne, moi.
- de seins: il s'agit d'un petit toucher futé, discret, furtif, ni vu ni connu, est-ce du lard ou du cochon, genre: Arno- les- gros -sabots te touche les seins pendant un changement de place tellement vite fait bien fait j't'embrouille que tu te demandes si c'était volontaire ou non, limite si tu deviens pas un chouia paranoïaque. Tout un art, moi je dis.

Enfin, last but not least, l'ouïe. Faut quand même avoir le palpitant bien accroché pour supporter" L'amour c'est comme une cigarette/ Ça brûle et ça monte à la tête /Quand on ne peut plus s'en passer /Tout ça s'envoooooooole en fumée..." Vous aurez remarqué qu'on a la B.O qu'on mérite: pas question pour nous de rocker sur du Bill Haley, c'est proprement inenvisageable, du moins tant qu'on confondra encore la troisième sortie du premier degré avec la cinquième sortie du second. Non mais.

Heureusement que pour finir, things are taking a turn for the better, il y a le goûter. C'est en pensant à lui qu'on endure tout le reste.
Ca se passe strictement entre mon ours et moi... Comment vous dire?
En rentrant du rock, mon ours et moi sommes si contents de nous retrouver que nous sommes plus amoureux que jamais.


(Mon ours, qui lit par-dessus mon épaule comme d'hab', me suggère du ton bourru que j'aime tant car il fait tout son charme, de préciser que " c'est bien le seul jour de la semaine".)

mercredi 12 avril 2006

Jean- Philippe


L'autre soir, nous sommes sortis de la tanière mon ours et moi.
Pas pour aller à la manif anti feu-C.P.E, non, on s'est fait une toile. Puisqu'il était trop tard pour le film qu'on voulait voir (et puis qu'à Chartres y'a pas trop le choix non plus...) on s'est mollement rabattu sur "Jean Philippe". Parce que Luccini, bof, Johnny double bof, bande annonce triple bof.
Eh bien un film où mon ours rigole d'un générique à l'autre comme un ragondin sous gaz hilarant et d'où je sors avec mal aux maxillaires d'avoir tant ri ne peut être complètement nul.
Je vous le recommande donc, les zamis, si vous aimez vivre drôlement.

mardi 11 avril 2006

Ouvre l'oeil et le bon (clin d'oeil à Camille)

Si vous croyez qu'en vrai j'ai les yeux comme sur la photo, vous vous mettez grave le doigt dans l'oeil.
Non, dans la famille Bellzouzou, on n'a pas les yeux dans la poche et on les a bleus. D'amoureux.
Et je pourrais bien remonter jusqu'à la 36ème génération qu'ils seraient toujours bleus, hein. Mais bon, j'arrête de faire ma crâneuse. Tout le monde a les yeux bleus chez nous (et personne n'a d'oeil qui dit merde à l'autre dans la famille, attention) et c'est très bien ainsi.
Sauf que.
Ma pauvre soeur, qui a pourtant le coup d'oeil, a eu la très malencontreuse idée d'épouser un homme de la pauvre caste des yeux marron. Bah, il a de très nombreuses qualités, ça crève les yeux, mais il a quand même les yeux marron, faut bien le reconnaître.
On voyait donc ça d'un mauvais oeil, c'était risqué. On a essayé de lui ouvrir les yeux, mais ma soeur s'en battait l'oeil, elle a décidé de tenter le tout pour le tout. Elle a joué à la roulette russe. Elle a tenté le diable. Fallait-y qu'elle l'aime son p'tit mari nom d'un chien, quelle audace quand même!
Eh bien le croirez-vous? ça colle, Anatole! son petit garçon a l'oeil vif et les yeux bleus! Si c'est pas de la chance ça!
Mais mon histoire n'est pas terminée. Ooooh que non, ce serait trop facile. Ma soeur est une vraie aventurière, elle aime vivre dangereusement. V'là qu'elle remet ça, hein, c'est r'parti comme en quatorze.
Ma toute petite nièce est donc née bon pied bon oeil et sous les meilleurs auspices, le 14 février dernier . La plus mignonne des petites bouilles, le plus adorable des bébés. Le portrait craché de son père, je l'ai vu tout de suite. hihihi.
Allez, bienvenue dans la famille, petite Camille, on t'aime gros comme ça, même avec les yeux marron.

De cochon.

C'est ce qui s'appelle avoir le mauvais oeil, non?

lundi 10 avril 2006

frugal repas.

Un récent billet de la maman des poissons et ses commentaires ont pour moi comme un parfum de déjà vécu. Ben oui, toutes les mamans d'enfants de moins de 10 ans savent que quand on n'entend rien c'est louche. Très. Méfiance absolue.
La dernière fois que j'ai entendu le Rien, j'ai descendu les escaliers ventre à terre, me préparant mentalement à trouver Puceminus au choix:
- nageant dans un mélange mayonnaise/soupe aux choux/ noix de pécan du plus bel effet
- ayant apposé le joli gribouilli qui lui sert de signature sur les évaluations de fin de trimestre de M.Brisefer
- avec un cornichon dans les trous de nez et une nouille dans chaque oreille
Ou tout ça à la fois.
Mais j'ai été rassurée.
Puceminus avait trouvé bien mieux que la tablette de chocolat: les pastilles "week-end" pour poissons rouges, qu'elle avait sucées consciencieusement une par une. Un vrai régal à en juger par sa mine réjouie et son air repu .

samedi 8 avril 2006

Mon 'tit père

Avec mon papa, c'est comme si j'avais toujours 4 ans.
Je veux dire que je l'aime toujours autant mon vieux père, limite j'en ai pas encore fini avec mon Oedipe, hein. J'ai des souvenirs plein ma brouette (oui, cette brouette en bois qu'il m'avait offerte un soir en la déposant devant la porte de ma chambre et qui maintenant sert à M.Brisefer pour transporter ses petites soeurs) de choses que mon père faisait pour moi comme dégonfler ma bouée chaque jour un peu plus pour m'apprendre à nager, ou me lire le journal de Mickey tous les soirs.
Mon papa était un papa super chouette, mais il est un grand-père extra super chouette (eh oui, en plus, il se bonifie avec l'âge, la classe.) Comme il a appris les petites misères de Puceminus récemment à la cathédrale, il a voulu lui faire une surprise. Voilà donc ce qu'elle vient de recevoir par la poste:



"Il y est, il y est, Alléluia!" (et c'est pas d'la blague, cherchez bien...IL est là, Puceminus l'a trouvé)



Alors, quand j'vous disais qu'il était grandiose mon papa?

Pas vrai que Victor Hugo avec sa longue barbe blanche et son Art d'être grand-père y peut aller s'rhabiller?

vendredi 7 avril 2006

Bellzouzou-la-gaffe

A la piscine.
Puceminus à bras, j'entends: "tiens, tiens, mais c'est un de mes petits castors, çaaaaaa". (Bon, j'vous explique, ma toute petite est une authentique autruchonne aucun doute là-dessus, mais elle va aussi à la crèche" des castors ", ceci explique cela, ne soyez pas déboussolés.)
C'est C. la (charmante) éducatrice de la crèche, justement. Je ne me suis jamais vraiment posé la question, mais je lui donne la petite cinquantaine.
Comme Puceminus, qui sait recevoir n'est ce pas, lui tourne ostensiblement la tête, je fais la conversation pour deux. Avisant deux bambins derrière elle, je lui lance: "ah, vous profitez du week-end pour garder vos petits-enfants?" Elle verdit, bafouille de la bouillie pour les hamsters, et s'éloigne. C'est alors que j'entends sa petite:" Maman, tu viens?"


Oups.

jeudi 6 avril 2006

rencontre au sommet

devinette: que se passe -t-il quand un enfant de grande section et un autre de petite section (10 cm de moins) se "rencontrent" de plein fouet à l'heure de la récréation?

Réponse: une demi-douzaine de points de suture sur le front pour le petit, deux incisives en moins pour le grand, une maîtresse qui tourne de l'oeil devant le spectacle, et quatre pompiers dans la cour.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, y'avait de l'ambiance à la récré hier matin.


mardi 4 avril 2006

mac qekchose


Minipuce: " tu sais, j'aimerais bien manger chez macdo, tout le monde mange chez macdo et en plus chez macdo y'a des cadeaux qu'on gagne et on peut jouer au toboggan c'est chouette je trouve chez macdo et pourquoi on n'y va jamais chez macdo?
- Je trouve qu'on ne mange pas bien chez Mac Do.
- Ah non, ça c'est chez macdonal qu'on mange pas bien, chez macdo on mange bien et puis y' a des cadeaux chez macdo et aussi un toboggan....."

lundi 3 avril 2006

Suppôt de Satan.

Petite visite hier à notre grande dame de Chartres, "la cathédrale de nous" comme disait minipuce il y a quelques années. Il faisait beau, on passait devant. Et puis les nains l'apprécient beaucoup.
M. brisefer parce qu'il y a des clochards devant le grand portail et que même parfois ils "chantent" (ça vaut le détour, je vous assure); avec un peu de chance, on peut aussi croiser quelques doux illuminés à l'intérieur, nu-pieds et vociférant d'étranges paroles. Bref, very much excitement for Mister Brisefer.
Minipuce parce qu'il y a des choses qui brillent, les lustres, les cierges, les vitraux et qu'il y a même un trésor caché.
Puceminus jusqu'à hier, parce qu'il y a des pigeons qui nichent dans les petits coins.

Jusqu'à hier, donc, Puceminus n'accordait à la cathédrale qu'un intérêt tout relatif. J'irais même jusqu'à dire qu'elle s'en fichait royalement.

Mais les choses ont bien changé, oooooooooooooh oui, ça vous pouvez me croire.

Je peux vous dire que plus jamais nous n'irons faire un tour à la cathédrale par hasard. C'est que de gré ou de force, nous allons devoir y aller car elle a pris d'un coup une importance considérable; je sens même qu'elle est quasiment devenue le pivot central de notre existence. Nous sommes désormais liés à la vie à la mort. Misère.

C'est que M. brisefer a fait une blague à sa toute petite soeur.

Il lui a fait croire que quelque part dans ce magnifique vitrail

SE CACHAIT T'CHOUPI.

hihihi. très drôle.

Puceminus est restée 20 minutes postée devant dans l'espoir d'entrevoir son idole, et nous a fait une colère du tonnerre de dieu quand, de désespoir, nous l'avons sortie manu militari; même l'évêque est sorti de la sacristie pour voir qui était la possédée du démon qui hurlait de la sorte.

dimanche 2 avril 2006

ferme ton bec

Tout à l'heure, à la jardinerie, minipuce et brisefer étaient en admiration devant un magnifique perroquet. M. brisefer tentait de lui apprendre quelques (gros) mots et renonçait rapidement:
"-bah, pourquoi y veut pas parler c'perroquet?
- bin c'est normal, lui rétorque sa soeur, y nous connaît pas!"

samedi 1 avril 2006

d'une logique imparable (c'est indéniable)

"- minipuce, viens faire tes devoirs!
- j'peux pas, j'suis en train de jouer ..
- alors arrête de jouer et viens!
- ah bin non, sinon tu vas m'faire faire mes devoirs.."